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 Le taureau

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Liline
thyades
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MessageSujet: Le taureau   Sam 16 Juin - 12:52

Le taureau



Le taureau évoque l’idée de puissance et de fougue irrésistibles.
Il évoque le mâle impétueux et aussi le terrible Minotaure, gardien du labyrinthe.
C’est le féroce et mugissant Rudra du Rig-Veda, dont pourtant la semence abondante fertilise la terre. Il en est ainsi de la plupart des taureaux célestes, notamment de l’Enlil babylonien.

Symbole de la force créatrice, le taureau a représenté le Dieu El, sous forme d’une statuette de bronze destinée à être fixée au sommet d’un bâton ou d’une hampe : enseigne portative, semblable à celle du Veau d’Or. Des prototypes de ces emblèmes religieux remontent jusqu’au début du 3e millénaire avant notre ère. Le culte d’El, pratiqué par les patriarches hébraïques immigrés en Palestine, fut proscrit par Moïse. Mais il subsista jusque sous le règne de David.

Dans la tradition grecque, les taureaux indomptés symbolisaient le déchaînement sans frein de la violence.

Le taureau représente les Dieux célestes dans les religions indo-méditerranéennes, en raison de la fécondité infatigable et anarchique d’Ouranos, dieu du ciel, analogue à la sienne. Le dieu védique Indra est aussi assimilé à un taureau ; les dieux qui lui correspondent en Iran et au Proche-Orient sont comparés en outre aux béliers et aux boucs. Ce sont aurant de symboles de l’esprit mâle et combatif, des puissances élémentaires du sang.

Incarnation des forces chtoniennes, le taureau, pour de nombreux peuples turco-tartars, supporte le poids de la terre sur son dos ou sur ses cornes.

Le symbolisme du taureau est également lié à celui de l’orage, de la pluie et de la foudre. Le taureau et la foudre ont été de bonne heure (dès 2400 avant notre ère) les symboles conjugués des divinités atmosphériques. Le beuglement du taureau a été ssimilé, dans les cultures archaïques, à l’ouragan et au tonnerre (le rhombe ou le bull-roarer chez les Australiens).

Les divinités lunaires méditerranéo-orientales étaient représentées sous la forme d’un taureau et investies des attributs taurins. En Egypte, la divinité de la lune était le Taureau des Etoiles.
Sin, dieu lunaire de Mésopotamie, avait aussi la forme d’un taureau. Vénus a son domicile nocturne dans le signe du Taureau et la Lune y est en exaltation.
En Perse, la lune était le réceptable de la semence du taureau.
En Asie centrale et en Sibérie, parmi les Mongols et les Yakoutes, se rencontre la croyance en un taureau aquatique, caché au fond des lacs, et qui mugit avant l’orage.

Toutefois le taureau est aussi attribué à Mithra, divinité solaire, où il symbolise le dieu mort et ressuscité, mais il garde ici l’aspect lunaire de la mort.
En hébreu, la première lettre de l’alphabet, alef, qui signifie taureau, est le symbole de la lune à sa première semaine. Beaucoup de lettres, de hiéroglypes, de signes sont en rapport simultané avec les phases de la lune et avec les cornes du taureau, souvent comparées au croissant de lune.

Un culte d’Asie mineure, introduit en Italie au IIe siècle de notre ère, enrichit le culte de Cybèle d’une pratique jusqu’alors inconnue à Rome : le taurobole. C’était une initiation par un baptême de sang.
Le culte de Mithra, d’origine iranienne, comportait également un sacrifice du taureau, de signification analogue.
La mort est inséparable de la vie et le taureau présente aussi une face funèbre.
Chez les Egyptiens, le taureau Apis, qui porte entre les cornes un disque solaire, est à la fois un symbole de fécondité et une divinité funéraire liées à Osiris et à ses renaissances.
Dans presque toute l’Asie, le taureau noir est rattaché à la mort.

Le taureau ne semble pas avoir eu, pour les Celtes, une valeur symbolique exclusive de virilité.
Il est en Irlande l’objet de métaphores surtout guerrières et fait l’objet du "festin du taureau", première partie du rituel de l’élection royale.

Toutes les ambivalences, toutes les ambiguïtés existent dans le taureau. Eau et feu : il est lunaire, en tant qu’il s’associe aux rites de fécondité ; solaire, par le feu de son sang et le rayonnement de sa semence.

En Chine, le taureau est un génie du vent.
Dans la symbolique analytique de Jung, le sacrifice du taureau représente le désir d’une vie de l’esprit qui permettrait à l’homme de triompher de ses passions animales primitives et qui, après une cérémonie d’initiation, lui donnerait la paix.
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