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 La légende du ménétrier

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Liline
Elbereth
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MessageSujet: La légende du ménétrier   Dim 6 Mai - 12:15

La légende du ménétrier


Un ménétrier revenait un soir, vers minuit, de la fête d'heilly. où il avait joué du violon sur la grand place.

Pour rentrer chez lui, il lui fallait traverser pendant presque 2 lieues, une grande forêt.
Mais notre homme ne s'inquiétait guère, il avait fait ce trajet maintes fois déjà sans accident; de plus, il était pauvre et n'avait rien à craindre des voleurs qui s'attaquent à tout autres gens qu'un ménétrier revenant de la fête!

La lune brillait dans tous son éclat et le ménétrier chantait une nouvelle chanson apprise depuis peu, quand il lui sembla entendre derrière lui, les hurlements d'un animal sauvage!
il se retourna, et vit un loup énorme qui le guêtait silencieusement.
La première idée du ménétrier fut de fuir, mais que pouvaient ses vieilles jambes usées face à un Loup?!

Il avait sous le bras, outre son violon, une grosse galette qui lui vait été donnée lors de la fête, et qu'il avait soigneusement gardée pour partager en famille, chez lui.
Craignant que le loup ne le dévore, pour satisfaire son appétit, il trouva qu'il n'avait rien de mieux à faire que de casser un morceau de la galette et le lui lancer.
C'est ce qu'il fit! le Loup mangea le morceau de galette, mais continua de suivre le pauvre ménétrier, qui marchait du plus vite qu'il le pouvait, sans avoir l'air de courir ou de vouloir s'échapper.

Bientôt le loup eut sembler reprendre sa première idée... il regardait l'homme d'un air affamé.
Il s'en approcha jusqu'a ce que son museau vienne éffleurer ses jambes.
Tremblant de frayeur, le pauvre ménétrier prit doucement un morceau de la galette, puis la lança un peu plus loin pour l'écarter de son chemin, et ainsi prendre un peu d'avance sur son menaçant compagnon.
Mais après avoir croqué lemorceau de galette, en quelques bonds, le loup revint auprès de l'homme.
A chacun de ses pas, le ménétrier se voyait déjà croqué tout cru par la bête; alors que la galette arrivait presque à sa fin, l'homme pensa qu'il en serait bientôt de même pour lui.
Personne au monde ne viendrait le secourir ici, en pleine nuit, au coeur de la Forêt.
Ayant ainsi accepté sa mort prochaine, faisant un dernier signe de croix, notre homme prit son violon pour y jouer un air, un dernier, afin d'y trouver un peu de courage pour ses dernières minutes de vie.
Alors que le violoneux jouait un air triste et doux, le loup s'arrêta, tout étonné et se mit à trembler.
Et comme le violoneux continuait à marcher et jouer, le loup continua de le suivre, mais en sautant, hurlant, dansant, gambadant de mille façons bizarres.

L'homme reprenant espoir et courage, s'empressa de jouer des airs plus gais, plus dansants, des airs qui lui venaient ,inconnus et merveilleux.

On ne sait jusqu'où le ménétrier aurait pu aller ainsi, si d'autres petits êtres n'étaient venus soudainement se mêler à cette scène étrange!

Mais quoiqu'il en soit, attirés par cette musique divine et enchanteresse, quelques centaines de Korrigans venaient d'envahir le chemin de notre homme, et se tenaient immobiles, muets d'admiration et de plaisir.
Quand le ménétrier les vit, il aurait, comme tout un chacun, prit ses jambes à son cou, tant la situation devenait des plus inconfortables, mais entre les mines réjouies de ces nouveaux venus, et les hurlements du Loup, il y trouva une pincée de courage, et se sentit soudainement soutenu, comme protégé!
Alors il redoubla d'aisance sur les cordes de son violon, entonnant des airs plus gais et dansants.
plus il jouait, plus les visages des korrigans s'éclaircissaient de plaisir!
Alors tous se prirent par la main, et formèrent une vaste ronde autour du Loup et du violoneux!

- allons Din-Don! toi qui est le plus agile! monte donc à dos du Loup, et conduis la danse!
En une cabriole, Din-Don sauta sur le dos de la bête.

- allez, en avant! balancez vos dames! s'écria alors le violoneux qui avait retrouvé tout son sang froid.
- et en avant Maître Loup!

Et loup et Korrigans se mirent à tourner, tourner, danser chanter.
Jamais le ménétrier ne s'était vu à pareille fête!
Les airs lui venaient il ne sait trop comment sous son archer, mais plus ça lallait, plus ils étaient magnifiques!
La ronde prenait de plus en plus de vitesse, et le loup commençait à perdre allure.
Au bout d'une heure de cette ronde folle, Il tomba à terre, épuisé, et s'endormit profondément.

Les korrigans attrapèrent la bête, et l'enfouirent dans les buissons.
alors qu'ils s'apprêtaient à reprendre leur ronde, une korrigane s'écria:
- allons, allons, amis! l'aube va bientôt paraitre! il nous faut regagner nos demeures!
- c'est vrai dit l'un d'entre eux! merci à toi, mère korrigane! mais avant de quitter notre violoneux, il nous faut lui donner récompense pour nous avoir ainsi offert une si belle fête!
- Oui, oui! crièrent les autres! donnons-lui toutes les pièces d'or que nous avons sur nous!

Et chacun d'eux donna quelquechose au ménétrier.
Les uns des pièces d'orn d'autres en argent, parfois des pierres précieuses, ou de belles vestes ornées de bijoux fantastiques, une robe de princesse pour sa femme, et un joli bonnet pour sa fille.
Ceux d'entre eux qui n'avaient rien en poche, lui offrirent alors quelques secrets sur les vertues des Plantes ou de quelques fleurs!..

Mais le plus beau cadeau, celui pour lequel le ménétrier en fut le plus touché, fut un beau vilolon tout neuf, fait d'un bois inconnu, soigneusement enfermé dans un étui fait de la main des Fées, et dont le son était...divin!

- encore une ronde! s'écria un Korrigan!
- oui! une dernière avant que le soleil ne s'éveille!

Le ménétrier prit alors son nouveau violon, et se remit à jouer les plus beaux airs!
les Korrigans se mirent à danser en tous sens, valsèrent, sautèrent, puis un à un, disparurent de branches en feuilles, de taillis en buissons... tout doucement, comme dans un bruissement léger .

Resté seul, le violoneux cessa sa musique.
regarda le loup, dans le taillis qui dormait profondément.
Les korrigans l'avaient sauvé, et royalement remercié!

Il rentra chez lui, et femme et fille écoutèrent son récit.
elles durent bien le croire lorsqu'elle virent les cadeaux des korrigans!
...on dit que depuis ce jour-là, le ménétrier vécut heureux, oui, c'est vrai, mais un évènement érange survint:
chaque soir, un loup venait roder au bas de sa fenêtre et l'écoutait jouer.
on dit qu'avec le loup, milles paires d'yeux brillaient de joie et d'amitié.
on dit aussi que chaque soir, Jean le ménétrier laisse sur le perron, quelques bols de lait, et des galettes... pour les Korrigans, et un gros pain pour le Loup.

Ainsi vécut-il en "bon voisinage" avec les Êtres de la Forêt.
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