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 La femme dans la tradition

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Irildor
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Masculin Nombre de messages : 548
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MessageSujet: La femme dans la tradition   Mer 9 Fév - 17:02

Le débat sur l'amour et la féminité m'a donné envie d'en poursuivre un autre...

La religion, au travers de l'histoire, a assis la supériorité masculine de façon assez effrayante. Jadis, un mari volage était facilement pardonné, le viol même était parfois excusé, mais si on avait seulement un doute sur son épouse, cela pouvait conduire jusqu'au châtiment de la torture... Qui, pour l'homme, ne se justifiait que pour méfaits de l'ordre du crime. Si une jeune femme se consolait avec un doux amant d'un vieux mari sale et violent (la femme ayant très rarement le choix de son époux), le Moyen Âge avait inventé pour elle... l'arrache-sein. Quand elle n'était pas pendu ! Dans ce dernier cas, un léger échappatoire existait... si la femme était jeune et jolie, car un membre de l'assistance pouvait déclarer prendre la "fautive" comme femme ce qui annulait la sentence. Toujours cette ombre abjecte du droit masculin de vie et de mort sur la femme ! Mais, au dix-neuvième siècle encore, on envoyait la femme dite adultère en prison avec les criminels !

La femme était forcément toujours fautive, toujours elle la tentatrice (même si elle est victime !), brimée par une religion toute-puissante pour laquelle elle était la cause même de la déchéance humaine (le paradis ayant été perdu à cause de la femme). En bref, c'était le culte qui vouait Dieu à l'homme, et qui vouait la femme à l'homme qui a Dieu (l'âme étant refusée à la femme, qui se devait logiquement de servir l'homme en tant que son maître).

Il ne pouvait venir à l'idée de personne que s'il y avait tant de guerre, de souffrance, de famines et de tortures, c'était justement pour avoir rejeté la part féminine, celle qui accorde la vie et la préserve...

Ces idées terrifiantes ont duré tant de siècles, en notre propre pays comme tant d'autres. Mais, ce qui est extraordinaire, c'est que cette notion stupide et parfaitement infondée de domination d'un sexe sur l'autre, a une peau de crocodile. Je vous laisse juger par des extraits de l'article "femme", dans une encyclopédie académique de 1950, miroir officiel de la pensée de la société...

(je la trouve très, très amusante à lire ^^ sachez que je n'ai pas changé une virgule, juste éclairci des passages sans intérêt)


— FEMME n. f. (latin femina)

La femme présente certaines particularités anatomiques : le crâne est moins volumineux que celui de l'homme, et la matière cérébrale moins dense. Un tissu cellulaire adipeux recouvre tous ses muscles, ce qui lui donne ses formes plus arrondies. La physiologie de la femme se distingue assez sensiblement de celle de l'homme, parce qu'elle est dominée par l'effet des hormones que sécrètent ses glandes génitales. Sa respiration est thoracique et non abdominale, d'où une hématose moins active. D'ailleurs, ses globules rouges sont moins riches en hémoglobine, et son foie en fer. Ses fonctions digestives sont analogues à celles de l'homme mais elle est plus souvent aérophage et constipée. Quant à son système nerveux, il est d'une extrême fragilité et le déséquilibre neuro-végétatif est fréquent chez elle ; aussi réagit-elle violemment aux plus faibles impressions. Ses organes des sens sont, en général, inférieurs à ceux de l'homme ; elle distingue moins bien les couleurs, surtout les couleurs vives, et a une acuité visuelle plus faible. Son goût et son olfaction sont moins développés, ce qui fait qu'elle est plutôt une friande qu'une gourmande.

Comme sa physiologie, sa pathologie est dominée, bien plus que chez l'homme, par son sexe. Sa psychologie est très dissemblable de celle de l'homme, et c'est ce qui nous rend la femme incompréhensible, et réciproquement. Tota mulier in utero
, affirmaient les anciens. [note Irildor : c'est une ancienne devise fondatrice du machisme destinée à réduire la femme à la sexualité, la traduction littérale en est "toute la femme se réduit à son utérus"]. Et en effet, la femme est dominée par sa psychosexualité : d'où son émotivité et son impulsivité, qui sont les traits principaux de son caractère et que malheureusement la plus forte éducation ne parvient pas toujours à corriger. Ses passions violentes, l'amour, la haine et la jalousie sont en rapport avec sa sexualité, que commande la fonction reproductrice et maternelle.

Les nouvelles conditions sociales accordées aux femmes n'ont pas encore sensiblement changé leur psychologie. Toutefois, la formule qu'elles aiment à citer "vivre sa vie", semble indiquer que leur égoïsme s'affirme dans le sens unique de leur personnalité, sans déborder au bénéfice indirect de l'entourage.



Il y a soixante ans seulement on avait ça dans les bibliothèques ! Je ris quand je pense que beaucoup de machistes ont dû se retourner dans leur tombe, quand les biologistes ont découvert que, lors de sa conception, le corps évolue naturellement vers la féminité, qui est le corps fondamental. Il faut l'intervention des hormones mâles pour différencier le corps masculin, qui ne peut néanmoins s'empêcher de garder une certaine empreinte (c'est pourquoi même les hommes ont des seins ^^)


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Luciole
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Masculin Nombre de messages : 16
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MessageSujet: Re: La femme dans la tradition   Mar 21 Fév - 16:05

J'aimerais tant réagir à cet article qu'au précédent mais prenez ce qui suit juste comme une opinion.

La première déité fut déesse, femme, matrice, mère, mer....... Issue de ces temps chamanes et de connexion avec les éléments (et donc les élémentaux).
Des sociétés se sont formées, hiérarchisées, structurées en dénaturant l'animal "humain".
Nous pourrions reprendre le Totem et tabou de Freud, livre si riche en archétypes. L'homme voulut se faire maître de son destin, de la nature et....de la déesse et donc de la femme dans un élan de folie puisque, ainsi, il définit et fige deux natures opposées dans un dualisme qui ne peut créer qu'une coupure, qu'une hiérarchie entre l'homme et la femme et aussi entre la nature féminine et masculine de chacun. La déchire de Lancelot entre Arthur et Guenièvre....

Sur le plan du sexe, j'aimerais poser cet extrait d'un texte de Jennifer Hunter :

Citation :
Là où d'autres religions peuvent donner de la sacralité au sexe -le judaïsme par exemple- c'est seulement au sein d'une relation hétérosexuelle et monogame. Et notre culture séculaire nous enseigne que seules des unions à long terme et monogame ont de la valeur. Mais en cherchant dans l'histoire humaine, nous apprenons que les "obligations de fidélité sexuelles d'un partenaire sont liées à des attitudes anti-sexe et tentent de contrôler la sexualité dans l'intérêt de la société. Le "contrôle" est ici le mot clef - en particulier le contrôle de la reproduction dans l'intérêt de la primogéniture* ou dans d'autres buts dynastiques".(1)
Le truc est de trouver la source de ces postulats : les valeurs que nous avons adopté via notre culture ou notre religion d'origine, peuvent correspondre ou non à ce que nous croyons vrai. En pratiquant une religion de la nature, nous comptons, pour nous en inspirer, sur un monde naturel. Certains animaux sont monogames pour a vie, d'autres non. Certains humains sont à l'aise dans une relation à long terme avec l'autre personne, d'autres trouvent cela très difficile. Juger automatiquement nos inclinaisons naturelles, qui ne sont pas conformes aux normes convenues de conduite, comme un signe d'immaturité psychologique ou de "sex addiction" (dépendance au sexe), c'est accepté aveuglément ce que l'on nous a appris.
"Tous les actes d'amour et de plaisirs sont mes rituels" dit la Charge de la Déesse. En regardant par-delà les suppositions, nous découvrons qu'il existe une myriade de moyens pour exprimer l'amour et la sexualité, et ils peuvent tous potentiellement recéler magie et valeur. Toutes relations entre Les adultes (consentants), qui ont des relations à plusieurs, peuvent facilement intégrer une voie paiënne, lorsque nous la prenons et nous conduisons avec respect et honnêteté.
(1) Easton & Lizst, Ethical Slut, 69.
SOURCES ; Pagan Relationships - Extrait du chapitre 3 de "Rites of pleasure, sexuality in Wicca and Paganism" éditions Citadel Press Wicca.
Par Jennifer Hunter, traduction Lune in. Les protes du Sidth

Pour le féminin qui fut condamnée aux basses oeuvres et les femmes qui furent aussi souvent condamnées comme sorcières parce qu'elles s'opposaient au machisme régnant et/ou qu'elles estaient attachées aux anciens cultes, ce merveilleux textes de Marie du Bois extrait de son livre S comme sorcière :

Citation :
J'ai vécu toute ma vie en symbiose avec la Forêt. Je suis allée tous les jours dans les Bois, par les sentiers, les fourrés, les halliers, les clairières, les sources et les ravins, à l'aurore, au crépuscule et même la Nuit à dormir à la belle étoile dans la mousse.
Et je n'y ai jamais rencontré aucun diable, aucun démon...
Par contre, j'y ai suivi le Cornu, à la fin de l'hiver, lorsqu'il perd ses bois, alors que la très ancienne constellation du Cerf disparait de notre ciel de Nuit ; au printemps, lorsque ses bois repoussent plus forts et couverts de velours ; au solstice d'été, quand sa ramure épanouie offre une coupe où ruisselle le Soleil victorieux ; à la pleine Lune d'automne, lorsque la grande constellation du Cerf, invisible à midi sur le méridien, marque l'équinoxe, et que, dans la Nuit forestière, le Cornu lance son puissant brâme, son primordial et créateur qui va lui gagner les bîches en désir et régénérer la Forêt...Et j'ai suivi les bîches qui venaient mettre bas leur petit faon tacheté dans les Bois printaniers saupoudrés de Soleil matinal.
J'ai vu les lutins furtifs et gais, par les fougères et les hêtraies; j'ai vu les elfes danser au mois de Mai et les fées boire la rosée dans les corolles des églantines. Et un matin, l'Homme Vert m'a tendu la main...
C'est bien autant de preuves que le diable n'existe pas que le Cornu régénère à jamais la Forêt...Foi de sorcière !
Je ne crois pas à l'Enfer.
Seuls les hommes le créent, à coups de totalitarisme et de bulldozers.
Et je suis sûre que défier le destin ou transgresser les lois, les interdits hors-nature, est aussi galvanisant que de traquer un cerf à la ramure d'or ou un sanglier fabuleux dont le sang noir, en se répandant sur la terre, dessinera la carte d'un trésor...sacré ou maudit...selon que l'on ai bu la coupe de fidélité ou consommé le fiel de la rupture, enfourché sa vraie nature ou abdiqué son héritage.

Oui, cela fait beaucoup de citations mais quand les choses sont si bien dites

Amitiés et content de vous rencontrer. sunny
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